J’ai lu ‘LOVERS’ de Florie C. Je

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Résumé

A trop vouloir faire taire leurs sentiments, ils ont fini par y succomber.

Depuis des années, les Hamilton et les Rosenbach se mènent une guerre de pouvoir sans merci dans les rues de Londres. Et depuis des années, on interdit aux membres de ces deux familles de se côtoyer. Pourtant, lorsque Lior Rosenbach a rencontré Daël Hamilton sur le pont de Westminster, toutes ses certitudes ont volé en éclats. Ce soir-là, le jeune homme qu’il a appris à détester depuis toujours a su faire battre son cœur de pierre. Il se damnerait pour revoir ses yeux bleus, entendre à nouveau le son de sa voix, ou ne serait-ce que l’effleurer du bout des doigts… Mais c’est impossible. Car, si Lior cède à la tentation, c’est toute sa famille qu’il trahira, et elle a déjà trop souffert. À moins qu’il ne trouve le moyen d’aimer Daël en secret…

 

Avis

L’un de mes plus gros coup de coeur et ce depuis des années ! Si je reprends ce que j’avais mis dans un précédent post twitter « c’est pour moi plus qu’une pépite c’est mon petit cataclysme »

D’ailleurs si Lior et Daël sont nommés dans mon article « Moi & Eux » ce n’est pas pour rien.

Réécriture ou pas, j’ai cette histoire dans la peau et même si je ne compte plus le nombre de fois où j’ai pu la lire, le plaisir de retrouver les mots de Florie C reste toujours le même et je remercie NetGalley et HQN de m’avoir permis de pouvoir découvrir cette nouvelle version en avant première.

Dans cette réécriture libre de Roméo & Juliette, l’auteure nous plonge dans une romance MM contemporaine dramatique où règne un guerre de clan entre les Hamilton et les Rosenback. Le contexte de cette rivalité est très bien posé et nous permet de bien comprendre l’engrenage dans lequel les personnages se retrouvent.

 » Les règles sont là pour être respectées, sans elles, ce seraient le chaos.

-Et que penses tu des règles qui instituent le chaos ? « 

À travers cette histoire ce sont des sujets comme la famille, les obligations, la vengeance, la culpabilité, la colère, la perte, la dépendance, le pardon, le poids du paraître (…) qui se dessinent.

Mais si la haine est omniprésente, l’amour l’est aussi.

Il y a le pur, l’instantané, celui qui va être qualifié de naïf, parce que ces amoureux-là, se fichent bien de cette guerre. Quand d’autre ne voient que les barrières qu’ils interdisent de franchir, eux, n’en veulent pas.

Puis il y a cette attraction/répulsion entre Lior et Daël. Ils luttent autant qu’ils peuvent,  ils ont beau haïr ce que chacun représente, ce qu’ils trouvent chez l’autre, les ramène sans arrêt à se retrouver. Mais cela suffira-t-il a dépasser leur haine du nom de l’autre  ?

Une fois embarqué dans l’histoire de Lior et Daël, il est difficile de la lâcher. Le rythme est parfait. C’est addictif. On alterne entre les points de vue des deux personnages principaux, tout en ayant quelques PDV des autres protagonistes. Les différents PDV mettent  en avant l’importance de chacun dans l’engrenage dans lequel ils se retrouvent. En tant que lectrice, tout le long de ma lecture je me suis demandée, comment cette histoire allait pouvoir se dénouer. L’issu semble difficile, car depuis cette fameuse nuit un cap a été franchi et la vie des deux familles a basculé, engendrant la vengeance et toujours plus de violence. Comment pardonner, avancer, quand tellement de choses ont été détruites ?

Je me suis attachée aux personnages dès les premières lignes. J’ai un amour sans faille pour Lior et Daël, mais j’aime (presque) chacun d’eux. J’aime leurs défauts, la manière dont ils se complètent, j’aime les voir évoluer. Les personnages sont parfois égoïstes, de mauvaise foi, mauvais tout court, mais ils sont aussi tellement touchants et c’est quand leurs failles sont exposés qu’ils sont les plus beaux… et quand rentre un peu de lumière et que le coeur prend le lead, on savoure.

En tout cas jusqu’à la prochaine chute…

Mention spéciale pour ce personnage à part entière : le pont de Westminster. Celui où l’histoire commence, celui qui les sépare autant qu’il les réunit. Je crois que je l’aime autant qu’eux.

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« Les deux rives continuent de se regarder, mais elles savent désormais qu’elles ne peuvent plus exister l’une sans l’autre. 

Parce que ça n’a pas de sens, un pont qui ne mène nulle part. »

Vous l’aurez compris je ne peux que vous conseiller de découvrir LOVERS et la plume addictive, percutante, tranchante et magnifique de Florie C.

Je ne peux pas finir cette chronique sans parler de sa réécriture elle-même. En cliquant sur le lien ci-dessous, vous trouverez mon ressenti sur cette nouvelle version.

(Attention SPOILER ‘Lovers’)  :  Moi, Running up that Bridge et Lovers

Je vous laisse avec quelques citations de ‘Lovers’, parce qu’il n’y a rien de mieux pour donner envie, que de lire les mots de l’auteure.

 

Citations

 

« -Tu ne peux pas descendre de ce pont et te tuer plus loin si ça te chante ?  De préférence, loin de ma vue.

(…)

-Je ne vais pas sauter.

-Alors, qu’est ce que tu fous assis là-dessus?

-J’oublie.

-Qu’est-ce que tu oublies ?

-Pourquoi resterais-je ici si je m’en souvenais ? »

 

« Le regard de Hamilton bifurque immédiatement vers moi et nos yeux se fixent l’un à l’autre. En fait, non, on ne se regarde pas. On se percute, violemment. Je me perds si loin dans la profondeur de ses yeux bleus que j’en oublie de respirer. Les yeux sont le miroir de l’âme. Putain, ça n’a plus aucun sens, maintenant. C’est impossible de lire dans son âme. »

 

« Je sens ses doigts se resserrer dans les miens. Elle me suit. On file entre les danseurs alors que tout le monde se rapproche de ce que l’on est en train de quitter. La guerre des clans.

Ce n’est pas lâche, c’est courageux, au contraire. Il y a trop de gens qui rentrent dans cette guerre sans savoir pourquoi. Trop de gens qui se font souffrir sans raison. Et moi, c’est ça que je trouve le plus lâche. Faire des choses insensées simplement parce que l’on nous a dit de les faire, parce que l’on nous a fait croire qu’il fallait les faire. »

« Je ne sais pas combien de temps on reste ainsi. À s’embrasser, se toucher, se caresser, mais tout perd sens. Nos familles, la nuit, le château, le froid de l’hiver. Ma seule raison d’exister est sur mes lèvres et je suis incapable de penser à autre chose. Nos doigts se lient ensemble et l’on continue de s’embrasser. On ne s’arrête que pour respirer et encore, même ça, c’est insignifiant. »

 

« Il fait tellement froid que quelques flocons finissent par tomber du ciel. Si j’avais été romantique, j’aurais aimé ça, mais je trouve ça moche. Je n’aime pas la neige. C’est froid, c’est sale et ça glisse. »

Cette réplique je me suis tellement vue la prononcer. La neige et moi, ça fait tellement deux xD.

 

« Je continue de hurler, même si j’entends bien qu’aucun son ne sort de cette ruelle pourrie. J’ai si mal. (…)

Tant pis si je ressemble à une victime apeurée c’est ce que je suis. Je suis qu’une putain de victime et je n’ai jamais demandé à entrer dans leur conflit. (…) Je ne leur ai jamais rien fait , mais je souffre comme si je méritais de recevoir toute leur haine, leur rancoeur et leur peine. »

 

« -Je n’ai pas confiance en toi, tu es…

-Quoi ? Le méchant ?

-Oui.

Je me foutais de sa gueule, alors ça m’étonne qu’il ait répondu par l’affirmative, du coup.

-C’est ça, tu as raison, continué-je. Je suis le grand méchant loup. Et toi, tu es quoi, au juste ? Boucle d’Or ?

-Ce n’est pas le même conte, abruti. »

 

« J’éclate en sanglots, trop défoncé pour me retenir. Les videurs de la Fabric me regardent, consternés. Il n’y en a pas un qui à l’idée de bouger son cul pour m’aider.

je crois que le misère est plus intéressante à regarder qu’à toucher, et moi, je suis vraiment misérable. »

 

« -Tu sais ce que, moi, je vois dans tes yeux, Rosenbach ? Tu sais ce que je vois dans tes pupilles dilatées et tes paupières gonflées ? Je vois toute la merde que tu avales. Je vois ce que tu t’infliges jour après jour, parce que tu ne supportes pas ta vie. Je vois de la haine, de la rancoeur et de la peur. Alors, comment ces yeux-là, qui brillent de tout ce que le monde ne veut pas, pourraient voir de l’amour ?

(…)

Il me hait, mais il a peur. Il ne sait plus quel sentiment est plus fort que l’autre. Alors, il est paumé entre les deux. »

 

« Je paie, puis sors du taxi pour me diriger vers le pont. Vers cette vue qui m’apaise sans y parvenir réellement. Je pose mes mains sur la peinture écaillée, je passe mes deux jambes et je m’assois. Dans le vide, comme si je rentrais à la maison. »

 

« J’entends la haine dans sa voix et je le serre encore plus fort contre moi. Je le comprends. Bien sûr qu’on leur en veut à nos parents de nous avoir fait naître ici. Dans ce conflit de merde et dans toute cette colère. Dans ce fric et dans cette jalousie. Dans ce trop-plein de paraître et d’indifférence. J’en veux même à la terre entière d’avoir reçu cette vie. J’en veux même à la terre entière d’avoir reçu cette vie. J’en veux au monde de ne rien aimer et de ne rien vouloir. Et je lui en veux un peu à lui aussi, de me ressembler, parce qu’il me montre à quel point je suis banal et pathétique. »

 

« Je m’arrête avant de traverser. Hamilton est sur l’autre rive. On est chacun de notre côté. On se tient l’un en face de l’autre, sans rien dire, en se regardant. Je la trouve écoeurante cette métaphore. Cette distance qui nous rappelle que l’on appartient à deux rives différente. Et puis, il y a juste ce pont entre nous deux. Un pont qui ose prétendre qu’il est facile de les rejoindre, ces deux côtés, comme si l’on n’avait qu’à traverser pour rendre les choses plus simples, comme si tout se résumait à faire un pas l’un vers l’autre. »

 

Je m’arrête là, j’en ai des tas d’annoter, mais certaines vous spoileraient et surtout c’est à vous de les découvrir.

 

 

 

 

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